Aller au contenu

Tous les chapitres du guide

Annexe B

Questions fréquentes

Mis à jour le

Combien de temps prend une démarche de planification stratégique ?

Comptez deux à trois mois entre le début du diagnostic et la rencontre de lancement, si les dates sont fixées dès le départ : trois à six semaines de diagnostic, deux jours d’atelier, puis deux à trois semaines de rédaction. Le plus long est de rassembler les données et de consulter les clients.

Faut-il un consultant pour faire son plan stratégique ?

Non. Une PME peut mener son diagnostic, tenir son atelier et rédiger son plan elle-même, pourvu qu’une personne soit responsable de la démarche et qu’on lui en laisse le temps. Un animateur externe se justifie surtout pour l’atelier, parce qu’il permet au dirigeant d’y participer pleinement. Dans tous les cas, les choix restent ceux du comité.

Sur combien d’années un plan stratégique de PME devrait-il porter ?

Le plus souvent sur trois ans, avec un plan d’action de douze mois, refait chaque année. Un horizon plus long se défend quand une décision engage l’entreprise plus loin, comme un agrandissement d’usine, mais plus il s’allonge, plus les prévisions qui le soutiennent deviennent fragiles.

À quelle fréquence faut-il relancer les responsables ?

Assez souvent pour qu’une réponse tienne en une phrase. Une relance mensuelle produit des bilans, et un bilan demande une demi-heure de préparation, donc il n’est pas écrit. Une cadence de quelques fois par semaine produit des réponses de deux lignes, qui elles s’écrivent.

Qui devrait être responsable du suivi dans l’entreprise ?

Pas le dirigeant. Dans les faits, c’est presque toujours un DG adjoint, un contrôleur, un directeur des opérations ou une adjointe de direction, quelqu’un qui a une vue transversale et à qui on répond. Le dirigeant, lui, doit pouvoir lire l’état sans le fabriquer.

Faut-il un logiciel pour faire vivre un plan stratégique ?

Non. Avec moins de trois responsables, un chiffrier partagé suffit et c’est la bonne réponse. Un outil devient utile quand le nombre de responsables dépasse ce qu’une seule personne peut relancer de mémoire.

Au bout de combien de temps un plan devient-il périmé ?

Un plan de trois ans ne périme pas en trois ans : il périme quand son état cesse d’être connu. En pratique, six semaines sans mise à jour suffisent pour que plus personne ne sache où en sont les chantiers, et c’est à ce moment qu’on cesse de s’y référer.

Peut-on garder son outil de gestion de projet ?

Oui, et c’est recommandé. Le suivi d’un plan stratégique et la gestion de projet sont deux métiers différents, avec deux fréquences différentes. Rien de ce qui est décrit ici ne vous demande de changer d’outil de projet.

Combien de chantiers un plan devrait-il compter ?

Moins que ce que le document en contient, presque toujours. Le nombre utile est celui que vous pouvez nommer de mémoire en réunion. Au-delà, ce ne sont plus des chantiers suivis, ce sont des intentions archivées.

Faut-il refaire le plan chaque année ?

Rarement. Ce qui se refait chaque année, ce sont les échéances et les responsables, pas les orientations. Un plan qu’on refait au complet tous les ans est en général un plan dont on n’a jamais su l’état. On recommence parce que c’est moins coûteux que de retrouver où on en était.

Si votre dernier plan dort quelque part

Vingt minutes suffisent pour voir ce que ça donne sur le vôtre. Vous arrivez avec le document que vous avez, ou avec rien du tout : trois questions suffisent à en poser une première version.