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Chapitre 07

Le plan d’action : projets, tâches, responsables, échéances

Mis à jour le

En bref

Le plan d’action traduit chaque objectif stratégique en projets, et chaque projet en tâches. Chaque ligne tient en cinq colonnes : projet, tâche, responsable, échéance, état. Trois règles permettent de le suivre : un seul responsable par ligne, une échéance datée au jour près et un état qui se lit sans explication.

Le plan d’action est la partie du plan qui change le plus : les orientations tiennent trois ans, les tâches glissent ou se terminent chaque semaine. C’est aussi la seule qui dit à quelqu’un quoi faire lundi matin.

Du projet à la tâche

Un projet a un début, une fin et un résultat attendu : prospecter la Côte-Nord, établir les prix de revient. Une tâche est une action qu’une personne accomplit et coche : lister les donneurs d’ordres, faire deux visites. Elle se fait en quelques jours ou quelques semaines ; une tâche de six mois est un projet pas encore découpé. Détaillez le prochain trimestre, esquissez le reste de l’année.

Le gabarit

ProjetTâcheResponsableÉchéanceÉtat
Prospection Côte-NordLister les donneurs d’ordres de la régionMartin, ventes21 aoûtEn cours
Prospection Côte-NordFaire deux visites sur placeÀ désigner19 septembreÀ faire
Grille de prix 2027Intégrer les frais de transport vers la Côte-NordJulie, contrôle5 septembreEn cours
Prix de revient par produitÉtablir le prix de revient des dix produits les plus vendusJulie, contrôle30 novembreÀ faire
Relève du contremaître de l’usinageDésigner un adjoint au contremaîtreSteve, production31 octobreBloqué : candidat interne à confirmer
Gabarit du plan d’action, rempli avec l’exemple au début de septembre

Trois règles

  • Un seul responsable par ligne

    Un nom, pas un service ni un duo : « Martin et Julie » veut dire que chacun attend l’autre. La ligne « à désigner » du gabarit ne sera faite par personne tant qu’un nom n’y figure pas.

  • Une échéance datée

    « 19 septembre », pas « automne » ni « en continu », qui ne peuvent pas être dépassés et ne se suivent donc pas. Une échéance qui glisse reçoit sa nouvelle date dès qu’on le sait.

  • Un état qui se lit seul

    À faire, en cours, bloqué, terminé. Un état bloqué dit pourquoi, en quelques mots. Le retard n’est pas un état : il se lit en comparant l’échéance à la date du jour, comme sur la première ligne du gabarit.

Le gabarit tient dans un chiffrier comme dans un logiciel, les lignes regroupées par objectif. L’essentiel est qu’il n’en existe qu’une version, et que l’état soit mis à jour par la personne qui fait le travail plutôt que reconstitué par celle qui prépare le comité.

Si votre dernier plan dort quelque part

Vingt minutes suffisent pour voir ce que ça donne sur le vôtre. Vous arrivez avec le document que vous avez, ou avec rien du tout : trois questions suffisent à en poser une première version.